Pisser dans les cours d'eau
« Mon copain Chérif m’avait prévenu, deux jours avant le départ. “Les gens qui travaillent, t’as compris, ils n’aiment pas les glandeurs. Ils vont se demander pourquoi tu voyages, pourquoi t’es là alors que, eux, ils n’ont pas l’argent, pas le temps. Si tu dis que t’es écrivain, là, d’accord, ils vont pas avoir envie de te taper dessus. Les gens – comment t’expliquer ? –, ils n’aiment pas les journalistes mais ils respectent les écrivains, voilà. Ils vont se dire : Ben merde, écrivain, et ils te raconteront leurs histoires.” »
En autostop d’un bout à l’autre de la Russie en guerre, de la frontière mexicaine aux réserves sioux du Dakota pendant la seconde campagne de Donald Trump, aux six coins de la France écartelée comme une peau de vache l’été du très éphémère Nouveau Front Populaire, Serge traîne, seul ou en meute, glanant des morceaux de vie au hasard de la route. Les récits qu’il rapporte nous donnent à voir des bouts du monde. Le monde tel qu’il est, non tel qu’il devrait être.
VERBATIMS PRESSE
« Du vrai journalisme littéraire. » — Le Monde des Livres
« Un Nicolas Bouvier punk ! » — Le Nouvel Obs
« Le livre haletant d’un journaliste contrarié. » — Les Inrocks
« C’est formidable, éclairant, nécessaire... et aussi jubilatoire à lire ! » — France Info
« Les qualités littéraires d’un roman ; une plongée décapante. » — La Croix