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Hypertourisme

Hypertourisme

Le tourisme à l'épreuve de sa démesure
Penser le tourisme dans le deuxième quart du XXIe siècle
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ISBN : 978-2-487867-51-2
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ISBN : 978-2-487867-60-4
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ISBN : 978-2-487867-60-4
Publié le 20 mars 2026 - 192 pages - 140*190mm
Partenariat : Fondation Jean-Jaurès

Si le surtourisme fait beaucoup parler de lui, il n’est qu’un symptôme. Derrière, se cache un phénomène mondial : l’hypertourisme.

Ce système incontrôlé a des effets profonds sur les sociétés, les territoires et l’environnement. De la Chine à l’Antarctique en passant par Venise, le géographe Rémy Knafou analyse cette toute-puissance dans ses multiples dimensions.

Il prône la nécessaire régulation d’un tourisme dont la démesure s’affirme de jour en jour. Mettre fin aux conflits d’usage, améliorer la cohabitation entre habitants et touristes, préserver l’habitabilité de la Terre et le droit aux vacances pour tous sont impératifs pour l’avenir du secteur.

VERBATIMS PRESSE

« Les concerts de Céline Dion, au sujet desquels Rémy Knafou vient de signer une tribune dans Le Monde, sont une belle illustration du sujet de son livre Hypertourisme. Le tourisme à l’épreuve de sa démesure. Ce livre est né d’une observation très concrète, depuis la fenêtre de Cefalù, en Sicile, qui en a constitué le point de départ symbolique. Différence entre vacances et tourisme, distinction entre tourisme et hypertourisme : l’auteur décrit un système mondialisé, marqué par une fuite en avant. Il explique que l’hypertourisme est largement indissociable du capitalisme de plateforme (Airbnb, Booking). Le phénomène est amplifié par les réseaux sociaux, véritable caisse de résonance de ces plateformes — Instagram, TikTok — qui ont profondément transformé notre rapport au voyage. Ce système nous amène à d’autres questions : quelles sont les limites de l’hypertourisme, sociales et environnementales, et comment les populations commencent également à y répondre. Il y a une petite rébellion dans l’air, avec des poches de résistance, par exemple chez nos amis bretons, comme à Carnac. La question du logement revient souvent dans les analyses de l’auteur, notamment à travers la pression immobilière, comme à Barcelone. Rémy Knafou évoque également Donald Trump et son projet de riviera absolument indécent à Gaza. Il n’en reste pas moins que 40 % des Français ne partent pas en vacances, ce qui invite à interroger aussi le risque de mépris social derrière certaines critiques du surtourisme et du tourisme de masse. Ces fractures et ces limites conduisent à une question centrale : comment essayer aujourd’hui de sortir de ce système. » Mathieu Vidard, « La Terre au Carré », France Inter

« L’analyse que fait Rémy Knafou de ce phénomène social planétaire [qu'est l'hypertourisme] donne le tournis. Avec d’édifiants exemples à l’appui, ce ne sont pas les vertus du voyage qui sont ici questionnées mais plutôt la fuite en avant d’un "système touristique mondialisé", ne supportant aucune entrave, prêtant notamment faussement l’oreille aux enjeux écologiques. » Anne-Sophie Barreau, « Bienvenue dans l’ère de l’hypertourisme, le voyage à l’épreuve d’une touristification folle », Singulars

« Rémy Knafou effeuille un phénomène qui dépasse largement la question du surtourisme. Derrière les foules contrôlées de Venise ou déferlantes de Barcelone apparaît en réalité un système global, structuré par la croissance illimitée des flux, la puissance des plateformes numériques et l’économie de l’expérience. Cette enquête, nourrie d’exemples parfois glaçants, nous mène de l’Antarctique au Brésil en passant par les îles norvégiennes, pour analyser les ressorts d’un modèle peu compatible avec l’habitabilité de la Terre. Face à cette situation, Rémy Knafou ne se contente pas d’un diagnostic pessimiste : il propose une voie alternative. Voyager loin ne doit plus être considéré comme un droit automatique mais comme une responsabilité. Parallèlement, l’auteur défend une politique ambitieuse en faveur des vacances populaires et de proximité. Le droit au repos et au dépaysement ne doit pas disparaître avec la critique de l’hyper-mobilité. Il s’agit plutôt de réinventer les formes de l’évasion dans un monde où les ressources écologiques et sociales deviennent des biens communs à protéger. » Jonathan Fanara, « Hypertourisme : la planète sous haute pression touristique », Radikult